07 janvier 2009 - 07 janvier 2010




30/04/09

avancé jusqu'au pont. au réveil l'image pauvre, maintenue comme un œil sous une lumière in vitro, et ceci comme un masque de respiration artificielle. aurai essayé toutes sortes d'aléas lumineux, faisceaux d'acupuncteur. en vain. aucun point sensible sur cette bille cyanurée bleue. au solde une journée d'attente, gris-pâle, dans le bloc.

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30/04/09

29/04/09

j'essaye d'arrêter l'image. de capter un peu du fond perdu. dans le rêve l'image a la fugacité de l'oiseau-épervier. elle prend très peu dans le temps intérieur du rêve. est-ce son énorme verticalité, presque un affront de grandeur, qui me rend sa banalité si inévitable, ou plutôt son manque d'impertinence au regard du reste odieux et boucifer? ou encore cette apparente fragilité d'un type au complet inoffensif quant tout le monde se pousse du coude et des côtes. elle est quelconque et c'est ce quelconque qui la place de préférence à l'écart du reste inaudible par trop forte brillance de ton ou accumulation de bruits divers. on recommence. elle est fugace et rythmée de lenteurs. une coquille a le temps de filer sa perle, quand toute une vie planctonique lutte à trouver un support. il est de grande taille. énorme verticalité. il avance avec ce coup de vent des portes fermées avec hâte. je vois un faciès rouge. une peau sumac. je vois un ascenseur dont les parois sont tapissées de linoléum marron. c'est un jour gris sans cascades lumineuses ni interruptions orageuses. il sort. il marche dans le petit jour encore agité de nuit. c'est après le mouvement d'une foule dont j'ai connu chaque élément personnellement mais dont le souvenir a été définitivement interrompu, sans exception. il sort. une grande sape de vent. il rentre d'un sale coup. mais c'est sortir que l'on voit et c'est l'image qui en détermine les traits aboutis. le visage tout d'abord. au nez foudroyé. mais c'est un peu trop s'emporter pour un nez. l'os a été touché. le cartilage a rendu. il marche sans se préoccuper de son nez qui a été touché. ça n'est pas un gage de confiance pour ceux qui voudraient à nouveau se prendre le bec avec cet homme, la trentaine finie, grand, peut-être roux sous capuche, très haut et vertical dans l'espace intérieur du rêve. maintenant le corps prend les parois, se démultiplie tant qu'il y a des couloirs ou étroits de rue menant à l'ascenseur tapissé de lino marron. la ville est une pierre poreuse apprêtée d'une surface hypersensible où l'ensemble des déplacements piétons a été scrupuleusement gardé par lots de douze impressions successives. à ce moment je sais qu'il sort d'un immeuble à une chambre unique, vaste hall conçu pour un homme seul. il avance avec un air pour-soi-contre-tous qui n'a rien de la vengeance. on recommence. toute image présente dans cet espace connaît l'absence de pesanteur que l'on attribue aux sons des instruments. pas de lourdeur, mais personne pour prendre le temps de s'arrêter, se retourner et prendre connaissance du flux et de quiconque a sa part dans le rêve. ici on ne voit que des faces en mouvement, un peu comme si toutes les jambes avaient été sciées. on passe incognito. parfois on dévisage les références et attributions de chacun sans que cela se sache ni nous donne droit de parole comme on aurait du droit de pesage des âmes une interdiction formelle d'accès ou de regard. dans ces conditions je n'essaye pas un mot. pas la tête à ça et puis il y aurait trop de rengaine. on ne prend décidément aucune part dans ce qui est façonné de partout. mais on recommence. prenons quatre murs faits à la gomme. autant de personnages. ils auraient beau se faire face en croix deux à deux jusqu'à s'attendre et se méfier comme des proies, chaque parole prendrait la direction opportune des murs ou pans gloutons. prenons une ampoule vissée au bout d'un pendule. mettons qu'il se balance ainsi qu'une cloche. il traverse le conglomérat des faciès. à son point mort de parfaite pesanteur il tombe au niveau des jointures iliaques et autres boules fémorales. ce sont maintenant des ombres sagittales qui traversent la mâche pariétale. elle les absorbe. le dehors est une cage un peu plus volumineuse où l'homme ne lâche rien. une rue-goulot où prendre l'air. son retour de nuit. marque au rouge. le nez. maintenant seul dans l'élévateur.

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29/04/09

28/04/09 nuit

ceci n'est pas un rêve - une récurrence du réel - une résonance remise à plat rémanence - une route démise - une roue de fiction - une rasade urbaine - une ruine - une rouille un repère un remblai un robinier - un râble - une rame - un ru une rive une rune un râteau - une raie - une rave - et racine - même ce roulement.

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28/04/09 nuit

27/04/09 nuit

état de veille - un insecte de la taille d'une fauvette - plutôt dévastateur - mais pas de bruit - mais des courbettes à outrance - virevolte-faces dessillant l'air - ne saurais infirmer - confirmer - en présence des fiches animalières L. et descendance - la sorte de volatile que j'ai cru voir l'espace d'un instant - l'ébaucher je passe.


un plein sans plomb 95 - 40,54 euros pour un volume de 34,77 litres - pendant ce temps la petite sœur faisait du vélo sur le parking vide du Market place - début d'après-midi.


sur un chantier - puisque rien d'autre à faire que revenir au hasard des repérages-auto - au Leica - très étrange - entrée d'autoroute - niveau Rosny - quand on négocie ce lacet direction A3-A1-A86 et autre francilienne et périph on quitte une butte de terre mal-boisée au pied de laquelle se trouve une pelleteuse et un compacteur de sol - en mode piéton je passe la glissière de sécurité - longe un grillage vert - commence mon exposition dangereuse à tout service d'ordre public - risque de se retrouver dans un fourgon et pellicules confisquées - je peux dire que j'ai vu un sous-bois où faire mes besoins - on comprendrait - je crapahute en haut du talus fourrager - pylônes en plein - vue sur la ville depuis ce haut ne dépassent que les tours et ce qui s'apparente à de vieux hôpitaux ou autres chambres de commerce en activité ralentie - fabriques à faible rendement - moindre - inquiétant - à amortir les coûts de production chômage technique s'en suit et cetera - on lit à hauteur de ce qui domine - ce qui nous reste - O. CIRCUS - HÔTEl F1 - CASTORAMA - HYPER PRIMEURS - QUICK DRIVE - LABEL PEAUX - MOBICLUB - LE CORNET - passé le rebutant de cadavres industrieux pleins de ronces où les animaux sauvages peuvent finir en paix - décharge totale - débarras réglementaire de tous ces immondices balancées aux limites - fagots de produits aménagés - récurrence de vieux Minitels - mais aussi une liasse de ceintures faux cuir - une fourchette aux dents méchamment courbées et en instance de fossilisation - matelas éviscéré - gargote au miroir fendu - chaises lacérées - ce tout retourné comme un billon de terre ou une souche de baobab - on arrive enfin sur une aire de route abandonnée - chemin qui ne mène nulle part autre qu'un bout de route enclavée de séparateurs-béton rouges et blancs - qui n'a vu son terme - route d'inachèvement - où photographier à l'aveuglette ainsi que sur tout nouveau chantier - où on apprend à ne pas évacuer le plaisir d'un cadrage simple et sans surprise - abordable - évident mais inépuisable - ou reprendre le sentier de la récurrence - section de route avortée que la ville dissimule derrière les branches - on marche sous couvert du grésillement des pylônes et l'infatigable hululement printanier - 72 vues.


j'emprunte la route autorisée. très casse-cou. ça va mal finir. photographiant le rétro conducteur. y trouverai les Mercuriales, un boxe à cheval, des vélos sur une voiture-balai. vu au-moins quatre ETAP HÔTEL. il serait bon de les situer précisément sur le cercle.


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27/04/09 nuit

26/04/09 nuit

Aller - & retour


entrée Sèvres 15H50 - vais en avoir pour 40 mn - pluie - essuie-glace niveau 1 - 15H59 niveau Châtillon panneau Bagnolet 30 mn vue INSTITUT JUDO HÔTEL F1 GO SPORT borne 6.0 - vue SAMSUNG à 1 km - toujours ce concert de Monk qui ne sort pas de la voiture - Newport le 3 juillet 1963 - en bord de route devant le centre sportif ELISABETH borne 5.0 vue un quadragénaire courbé sur une guitare - Bagnolet 22 mn 16H28 - Gentilly vue une trappe d'accès direct rue périph - graff JONKS graff SAXO graff PREA graff SIZAYE borne 4.2 16H11 - 16H13 solo Monk - Nutty - 16H16 borne 3.3 vue fumées SYCTOM blanc sur gris par-dessus les cimes d'Italie - 16H19 essuie-glace niveau 2 puis 1 - panneau Parking f. du trône suivre Paris ctre - Bagnolet 15 mn 16h22 niveau Ivry - fumée SYCT. blanc sur blanc à volutes gris sur gris clair - 16H24 solo Monk - Blue Monk - vue grande-roue du trône par-dessus LEROY MERLIN - vue PORTO CRUZ niveau fin du Pont d'Ivry borne 1.0 - Bagnolet 4 mn 16H29 - Bagnolet 2 mn 16H31 vitesse 80 km/h - 16H32 solo Monk - Epistrophy - sortie périph autoroute A3 - la pluie davantage - indicateur essence clignotant rouge - vitesse 90 km/h - 16h36 vue les maisons phénix entamant le peu qui reste du Champs des Guillaumes (Rosny-sous-Bois-Noisy-le-Sec) - la musique avance - le type de derrière fume - le pied tape la mesure au plancher de la voiture - son colossal du sax ténor - pourquoi Charlie Rouse est-il resté plus d'une décade chez Monk quand de plus hautes pointures y ont fait quelques mois d'apparition - on lit TRANSALLIANCE en blanc sur la bâche bleue d'un camion - Laurent de Wilde nous dit que c'est parce qu'il n'est pas parti - il a dû se sentir chez lui et s'est installé à côté du grand silencieux - le compositeur occupe le centre - sa musique tourne et les musiciens gravitent autour le temps qu'ils veulent - le compositeur est assis à son piano fume s'éponge le front replace son énorme bague éponyme entre deux éclats de note regarde un peu ce qu'il fabrique en touches noires et blanches au dessus desquelles les bras se croisent travaille son jeu de jambes et le stride obstiné ne s'arrête - quand c'est fini le pianiste se lève bifurque dans l'autre temps intérieur - c'est sans quitter le centre ou sa sphère ou si l'on veut la scène - on lit noir sur jaune travaux couverture A3 niveau Romainville 22 millions d'euros rendu prévu 1er trimestre 2010.



A3 indication périph Bercy 13 mn la Chapelle 13 mn vue graff JOLEE graff SWIT graff ULA graff ELBRO graff TUGA 20H24 entrée périph intérieur LES MERCURIALES AUCHAN CAMPANILE HÔTEL.


20H27 borne 30.0
20H29 vue camion jaune borne 31.3
20H31 vue camion FORCARGO figure un éléphanteau trompe en S
20H32 panneau Bercy 3 mn Italie 8 mn borne 32.5
20H33 vue marronniers en fleur borne 33.0
idem panneau Italie 7 mn
20H34 vue fumées SYCTOM ciel orangé-rouge brumeux vue BNF pans couleur jaune soupe
20H35 vue BERCY2 ETAP HÔTEL borne 34.9
idem vue CIMENTS CALCIA CEMEX POINT P
20H38 niveau pont d'Ivry panneau Italie 5 mn Auteuil 24 mn vue LEROY MERLIN PROPRETÉ DE PARIS PATHÉ CINÉMA
20H40 vue RESTAURANT ET HÔTEL KYRIAD allumé rouge
idem niveau Italie panneau Auteuil 22 mn Maillot 31 mn borne 1.8
idem vue camion SOREVAL construction de chaîne de peinture
20H42 niveau département Val de Marne borne 02.6
idem vue lumières Charléty
20H44 vue CHRONOPOST INTERNATIONAL non allumé bleu
idem niveau Gentilly panneau Auteuil 15 mn Maillot 24 mn ciel bleu-perdu borne 3.1
20H46 niveau siège IPSOS vue Eglise-aux-4-anges borne 3.7
idem vue ARAMIS AUTO.COM distributeur automobiles allumé bleu et vert borne 3.8
20H48 vue l'autre sens trafic bloqué carrosseries à la file
idem vue VACHON allumé rouge borne 04.6
idem vue lenteur nuages dénoués
20H51 niveau Châtillon Auteuil 8 mn Maillot 15 mn borne 5.2
idem niveau sous un pont allumez-vos-feux borne 5.3
20H52 vue immeuble de rapport avec pare-sons jusqu'aux quatrième sans ascenseur ciel brume orangée nuage effiloché ciel lame vert-chaud nuage gris-estompe PLASMA LCD MOBILE allumé rouge
20H55 niveau Brancion panneau Auteuil 6 mn Maillot 13 mn vue FOIRE DE PARIS HÔTEL OCEANIA allumé bleu CNP épargne retraite prévoyance allumé blanc.

20H56 sortie Sèvres.

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26/04/09 nuit

25/04/09

à mesure qu'il marche à occuper un peu les distances - tu ranimes le quota oublié - telle rive tel agencement de rues ce qu'on y trouve et débat - participe de l'effeuillement extérieur - postulat - que tu lâches par fatigue d'assombrir tes feux sur lui - puis reprend la main - c'est la ruine assurée des débuts.

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25/04/09

24/04/09

un homme marche - dans la ville - postulat - si on ferme les yeux on aide à son avancée - une fois ouverts il n'a plus pour moyen qu'une rotation axiale - fermés il repart ni vu ni connu ou comme s'il n'avait rien manqué - jusqu'à ce qu'un œil lui condamne la torsion du cou.




un homme marche - dans la ville - jusqu'à ce qu'un œil à l'aveugle lui gravite autour - nouvelle échappée - invective l'œil reprend agissant ferme - plus que la tempe - lui déplie une jambe l'autre suivra - maintenant il le sait loin va s'ouvrir - postulat - si l'autre se retourne se dévoile un obturateur-à-vide.

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24/04/09

23/04/09 nuit

insomnie. 4H16 sur le bureau. la tête sur une joue. appui-mâchoire. l'index gauche rentre dans la bouche. lèvre gercée au bas. lèvres humectées-baveuses ouvertes par le doigt. filet d'air rien à faire là main éloignée. ballante sur l'horizontale-lit. le souffle de la dormeuse non loin. voit l'irradiant rouge de l'alimentation centrale plus autre veilleuse. crépitement au dehors. comme une flopée d'ailes gagnant les murs. rhinolophes? je me lève. protocole des lenteurs. pas de pluie. premiers convois épars. ce bruit sourd. peut-être les vitres mal-enchâssées. l'étudiant a 12 mètres carrés à l'étroit septième étage toilettes-palier vaisselles au lavabo-dentifrice deux tréteaux une planche une plaque chauffante le bourdonnement d'un frigo portatif à côté la tête sur le matelas épaisseur un demi décimètre. l'ouvrier a un camion au nom du patron et une rangée de pelles intégrées sur l'arrière. lumière kilowatt sous lavabo. par les colonnes d'air peut entendre jusqu'à trois étages en hauteur. un bus modèle rallongé à quatre rues deux places une côte près. maintenant il tourne. maintenant il est sur la voie sur berge. qui se lève. qui se débarrasse. qui se prépare. qui se bouscule silencieux ouvre les volets sur du noir avant-aube pousse une porte pousse un sèche-linge sur roulettes se met sur le pot ouvre un robinet. éteindre. protocole revenir reposer encore un peu. son-cisaille du premier lop-lop. disparition de la bête. rêve. on enlevait le rideau - irlandais - dis-je avoir offert au patron. son décrochage alors que j'arrive à l'heure d'ouverture. grande restructuration. P. dit j'ai rêvé de toi tu assistais l'accouchement d'une vache de loin dis-je non tu assistais le vétérinaire donc de près et c'était utile à ton entretien corporel va savoir.


entrée périph ext. 16H18 niveau Porte de Sèvres panneau 10 mn Porte d'Orléans
16H21 niveau Porte de Brancion panneau P. Orléans 6 mn Porte de Bercy 25 mn
16H24 niveau Porte de Châtillon panneau Orléans 4 mn P. de Bercy 18 mn
16H26 niveau P. de Châtillon panneau Bercy 18 mn Porte de Bagnolet 24 mn
16H29 vue SAMSUNG TV MOBILE DEFI borne 04.6
16H29 niveau Porte de Gentilly Eglise Cité universitaire vue 4 anges oxydés panneau P. de Bagnolet 19 mn borne 04.4
16H32 borne 04.3
16H33 vue immeuble tags escalier colimaçon extérieur graff LEAS.
16h34 vue graff SOKLE borne 04.2
16H35 niveau P. de Gentilly sortie A6a Nantes Bordeaux/Lyon Orly borne 03.9
16H37 vue complexe IPSOS face stade Charléty borne 03.8
16H38 vue caveaux Charléty borne 03.5
16H40 borne 03.2
16H41 vue CAMPANILE HÔTEL borne 02.7
16H44 niveau Porte d'Ivry panneau Bercy 4 mn Bagnolet 10 mn vue fumée SYCTOM 2 colonnes de fumée borne 01.7
16H44 niveau Quai d'Ivry vue FRANCINE borne 01.2
16H45 radar niveau Pont d'Ivry borne 01.0
16H47 sur le pont vue NATIXIS PAMLLUA BERCY 2 HÔTEL IBIS borne 00.1
16H47 niveau Porte de Charenton panneau Bagnolet 5 mn Porte de la Chapelle 19 mn borne 34.4
16H48 musique DE PROFUNDIS Arvo Pärt
16H50 vue LES MERCURIALES borne 33.0
16H50 niveau Porte de Vincennes panneau Bagnolet 3 mn P. de la Chapelle 17 mn borne 32.6
16H52 niveau Porte de Montreuil panneau Chapelle 16 mn borne 31.3
sortie A3 16H53 niveau Bagnolet borne 30.2 vue LES MERCURIALES AUCHAN CENTRE COMMERCIAL NIVEAU BAS CAMPANILE HÔTEL.


soir. indication A3 pour périph Sud 16 mn Porte de Bercy pour périph Nord fluide. musique De Profundis lent et infernal pour quatre voix contre-ténor ténor baryton basse orgue percussion psaume 130 les pèlerins approchent du temple par degrés le livret dit Arvo Pärt quittait le système soviétique pour Vienne puis Berlin entrée de la basse maintenant le soleil de 20H35 au travers des grues du grand chantier d'Aubervilliers quartier dédié à l'univers T.V. avec musée T.V. intégré ostinato perpétuel marche obstinée orangé rouge brumeux fin du jour basse du chœur réponse cloche dans le médium aigu basse du chœur réponse orgue dans l'aigu CASIO est allumé bleu TOSHIBA est allumé rouge SAGE logiciels de gestion est allumé vert même ficelle de composition que dans Misterioso de Monk soit l'efficace des compositeurs SONY allumé bleu BRITA allumé blanc SEAT non allumé HÔTEL IBIS non allumé DAIKIN même SAMSIC même PIONEER allumé rouge E.LECLERC bleu PARU rouge VENDU liseré blanc voix baryton mots chassés restés au bas du temple contrepoint ténor cloche orgue l'efficace ritournelle continue aucun sabbat des voix mais voix l'une l'autre se répondant jeu d'octave et autre saut d'intervalle résonance de retable aigu de vitrail transparence du son fluté de l'orgue fin de concert son de cloche sonne l'unité BELL HÔTEL éteint blanc SECURITAS éteint rouge et noir AQUABOULEVARD émeraude HIPPO rouge musique par cercles concentriques ce que trace la circumnavigation à son tour HCINEMA rouge on tourne jusqu'à ne plus situer le centre qu'on a rejoint FORESTHILL est allumé vert celui qui écoute participe du principe naviguant de l'efficace alternance note basse et haute le livret dit comme un pendule une note et son répondant l'une après l'autre avec chevauchement infime l'une touchant au signal naissant l'autre en sa chute demeurante dans la résonance les cloches du temple vont à cesser les sons qui redescendent au bord de la route est un vieux couple chacun son cabas en attente au feu de signalisation le sac part du sternum pour arriver aux environs de la ceinture et du pli de l'aine.

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23/04/09 nuit

22/04/09

pas le temps s'annonce mort essayer quelques espacements point - tu le retiens on va chercher ou capturer les secours ou autre - les inspecteurs sont derrière la vitre sans tain quand aucun suspect ne s'est présenté - les témoins sont prêts à affronter l'autre côté dans la rue les suspects courent les inspecteurs à la trousse.



affaire point mort récapituler point de fiction sans réalités une colonne d'air puis - point de réalité sans fictions un tronc-étai puis - point de fictions sans réalité un tas de lacets puis - point de réalités sans fiction tas de cuillères - point sans pont sans quai sans train sans pot majorer l'un l'autre minorer ressasse.

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22/04/09

21/04/09 nuit

les rêves passent, et même à leur faîte d'incandescence le plus haut ils n'ont pas ce scellé du ciel que l'on trouve dans les beaux textes, ils sont décevants, condamnés à déchoir comme l'ange L au trou de l'enfer, mais on ne peut pas non plus nier que les beaux textes ont travaillé ces éclaboussures de lumière que l'on voit remonter au purgatoire après s'être accrochées aux ailes de l'ange L, puis fuser de prunelle à prunelle vers le premier mobile où un regard perce le soleil et les étoiles.


que les choses aillent ça ne va pas - les mouvements continus n'ont rien à voir avec ce qui se passe - à l'arrière - ou au dedans du dehors - la ville qui est ce vide - indice en continu de ce vide - mais allions au bas, un panier en main - départementale aux vieilles bornes blanches et jaunes, ombragée du haut-mur de l'A3 semi-aérienne - allons le petit champs plein d'indices indifférents - et ceux qui ne quittent jamais leur paletot par temps de pareille chaleur - mouvement qui se fait sans parler - au détriment intérieur - descendre vide - retombées des ombres autour de l'ombrage - nuit tout cet à-plat noir - mais quoi - de là se sentir encore en reste - jamais rien vu fixe encore.


les ombres passaient, de formes oblongues, lancéolées et sans manières, ne résistant aux rayons que dans l'à-plat des sols, couchées, vibrées comme des langues qui pantellent, parfois au bout pointu, sous les fenêtres dans le respect des fenêtres, sous les cadres dans le respect des cadres, certaines traçant des sortes d'hameçon, mouches à appâter, salamandres en plastique malléable, d'autres, dilatées, d'autres allant s'amincissant de retour vers leur objet respectif, confrérie minutieuse, fourmis ouvrières à se déplacer et remplir en nombre, butées au départ des membres, bâtons de chaise, bases des maisons, antéfixes des toitures, même les bûchers en ont, imaginez la déconvenue ou tombée d'un soir sans cette cheville habituelle au monde, les ombres, mises enfin sous le scellé des aiguilles marquant midi d'une gare à l'abandon, les solides sont bien à terre, consistants ils présentent bien, mais seul le ciel bouge, plutôt dévale par degrés au plus sombre, tranquille et inarrêtable, la surface de ladite terre goûtant par procuration à son légitime quota de sombre, épuisement du seul ciel ou plaque noire, le reste non, ou disons que pour se reporter aux ombres il n'y a plus que le ciel devant une terre réceptacle mais sans indices qui courent le sol où il y a maintenant cette fatigue devant chaque figure à giorno, détourée au cordeau selon n'importe quel angle de vision, on s'en détourne au plus vite pour retrouver une autre figure lumineuse sans portée sombre, de là perte des repères, problèmes de motricité, perte des notions internes, cas de fêlures inguérissables, de nombreux passants avançant le visage parallèle au sol comme la petite pièce en bois qui sert à mesurer le nombre de pieds sous potence, ou comme un L inversé, parfois se martelant sans hâte de se lâcher le cuir chevelu, les corps s'estompant malgré eux, malgré le sol, malgré le ciel.

ou quelque chose comme l'inverse ou à peu près (d'ailleurs très éloigné d'un clair de terre) du tableau de Magritte que l'on trouve en la chapelle Guggenheim de Venise - L'Empire des lumières -.

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21/04/09 nuit

20/04/09 nuit

un homme marche - dans la ville - trois devantures ou façons de mur à s'exposer vertical - il s'arrête à chaque fois - même lenteur même dos qui se courbe paletot noir où la pluie ruisselle même nonchalance urbaine - non - de ville - plus de distinction mais regarder - un groupe mutualiste - des plaques de médecin - et ceci - ORGANISATION FUNÉRAIRE - jamais vu ça depuis que tu passes le quartier.

plus tard tu sors - même homme ou à peu près - trois autres segments.


coup de semonce aimerais là qui descend et tourne c'est dit pas fait en train autour ils tournent routes travaux et agents de change coup de semonce tous à leur manière aimerais dire qui descend et c'est qui tourne là travaux routes et agents de change première semonce dire deuxième et quitte routes et travaux descend la fin tourne façon de dire.

1 dans le parc parfois la tête autour les mégots en sieste.

2 le parc odeur de terre mouillée montée du soir un peu seringua.

3 cherche ces petits gris dans la sente bords de route mouillage.

4 peut contenir traces d'œuf coquilles crustacé antennes écrevisse ramasse le sac l'air arbres mouillés.

5 le corps en sieste la tête au tapis herbe et mégots.

6 l'air du soir qui monte plus frais se sent commence le sac à manger.

7 mange en six le sac tout frais le soir ces petits gris arbres seringua.

8 qui contient du sept le sac continue au frais les petits gris façon du soir.

9 au soir allions le plein d'arbres et petits gris en remontée les bords de route c'était.

10 allons le corps le parc soir plein d'odeurs tête au frais les mégots en un.

11 sont mouillés en deux trois quatre où la tête pose la main ressort du sac à manger mange.

12 fin et quitte le sac bosquets plus brouillis façon route au soir les senteurs.


sortir Paris Sud. A6 E15 Lyon sortie 12. retour 20 mn embouteillage. au niveau de Chilly on a descellé quelques pare-sons. vue directe sur quelques tours urbaines boxes parkings réservés résidents jardins ou enclos privatifs. à 17H57 Montparnasse à l'horizon. périph ouest porte d'Orléans église Cité universitaire aux quatre anges oxydés. à 17H59 devant l'INSEE porte de Brancion.

bascule aux beaux jours herbe près du pare-brise herbes hautes le parc reprendre le soleil perçant au ruisselet des pupilles claires tuteurs et pissenlits des prairies à fauches tombées soir retombées le frais sourd vert aux milles senteurs seringua doux peu aigre.

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20/04/09 nuit

19/04/09 nuit

regarder Shoah - se retrouver dans un silence - un coin dans la ville où tous les bruits te viennent étouffés - participent du grand silence.

Silence et Solitude.

Treblinka - Sobibor - Belzec.

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19/04/09 nuit
(monument aux morts, Berlin, 1995)

18/04/09

dans ces mauvais rêves je n'ai plus prise, ou plutôt je n'ai jamais eu prise. mais je n'ai plus de responsabilités. de cela au moins je suis débarrassé. si on me traîne par tous les moyens, on ne me demande jamais rien et mes papiers sont blancs. ou plutôt je ne réponds jamais et je subis toujours mais c'est un moindre mal. ce qui m'arrive, certes, est sans recours, définitif, la marge de manœuvre réduite à zéro. mais le perturbant est que le plongeon, quasi-anonyme, est sans direction. et pourtant il dirige, quelqu'un émet une direction. ou disons qu'il y a un endroit, puis un autre endroit. même si on penche, par exemple, du côté arrière, que l'on décale de deux vers la droite, remonte de deux pour revenir de deux vers la gauche, dans ces régions plates ou brutes et sans consistance on aurait bien du mal à ébaucher une ligne de conduite, un début à suivre comme on suit n'importe quel chemin. ici tout se perd. peut-être un comble de l'extase. on marche au radar, d'une opacité l'autre. pour toute couleur je dirais une blancheur. conflit des blancheurs. on passe d'un taillis d'eau blanche à l'autre. sans jamais rien percer.

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18/04/09

17/04/09 nuit

Où continuer, ou l'écart










sortir - avancer - voir ce que peut un dehors - explorer un petit pendant que la face tourne - routes travaux et personnels tournent -
suivre un itinéraire appliqué - à un parterre de ville - puis la colline - ville qui traverse et morcelle - ville traversée - encore morcelée - se faire un petit enclos de silence quand du dehors tourne - face -
la ville - descendre à ne plus se situer - parfois les routes s'y mêlent - elles tournent -
prendre la voiture - sans connaître des chemins que ce qu'ils mènent au soir où les chaufferies se dilatent - à connaître le ciel mûr - aussi poussiéreux qu'au pare-brise - rouler à ce ciel - vieux - où la ville se dilate ou le soleil - jaune -
soleil - de poussière jaune - amorti plus lent à l'horizon descendant - toute une blancheur bientôt trempée de la couleur des baies âcres aux baies à recracher - noires - tenir le volant où le soir est en marche - pour marcher - avancer -
voir de ces choses - du petit - du dehors - y a-t-il autre chose à faire pour l'instant - choses imparables du dehors ombres qui s'enchaînent -
partir - rouler - écrire au volant -
écrire ce qui morcelle - carnet à traverser - ce qui isole - n'a de cesse - de - encore - voir venir -
où le sens importe - peu - il y a souci - après-midi conduire vide - écrire aux feux - noter -
la ville qui est ce vide -
où on arrête de faire ses courses - on abandonne les travaux - où il y a ces boîtes pour relayer les habits -
où des panneaux ont été soufflés sur les façades des maisons -
où des noms sont lâchés - eux - à l'abandon - quant à écouter -
écouter à moitié - la musique - dans la voiture à regarder à moitié - le dehors vide de la ville -
plus de mouvements - le jour suivant - la nuit -
plus personne ne court - plus de voies encombrées - personne pour faire ses courses -
chantiers qui disent l'abandon - tu as tout abandonné pour conduire dans cette ville -
conduire lent - voir venir lent - ces portes en tôle - ces tôleries inhabitées avec ces poteaux numérotés - devant -
marcher - apprendre à se défendre -
regarder le chien venir -
voir ces systèmes de protection - ces plaques sur - ces maisons à l'abandon - données - à voir comment on se protège -

comment on barricade les maisons avec les pare-sons détachées des autoroutes abandonnées - ou ces conteneurs qui faisaient les grandes routes de l'océan -
il y a des signes juchés haut pour dire les vies - recluses - tout le disparu - des vieilles baraques - la colline -
voir ces bassins d'eau stagnante - ces murs de verre brisés - encore ces ballons d'eau à ras bord abandonnés - citernes et silos pleins et que l'on n'ira plus désemplir - on a compris -
descendre à ces aménagements de chantier avec coffrages - scellés du béton et autres outils du bancheur - troncs-étais - pics-fer plantés comme -

dans ce jeu d'adresse à l'anglaise - où on doit faire passer la balle dessous - les pics du parcours - chacun sa couleur de boule en bois à rouler sur l'herbe rase -
étais à 45° - entre les murs-à-sceller-le-ciel - et les contre-poids-blocs-béton 1500 kg chacun-
murs chaulés au noir -
traits lignes bleues d'alignement - coulées de terre mêlée de caillasse à former une route - enfin une route -
routes sapant les chemins de garde - plus de concertations quant aux directions - les routes commençaient à prendre le dessus -
tu croises ceux qui empilent les parpaings - décrottent les pelles à l'aide des pioches -
après - il n'y aura plus de murs - commence le démontable - ou les mises en arrière -
tu ne peux plus - annoncer les prochains terrains à parier - plus de terrain ni personne pour parier -
plus rien pour ronger le frein - ce qui existait encore un petit - les contrats obsèques -
tout le décimé - tout le démeublé - ville folle ou plutôt sur elle-même - en un tournemain - à masquer le problème ou la chose - mots comme des gestes oubliés -
on a balancé les habits à s'échanger - première cargaison - on est dans l'attente -
façons de ville - à oublier les gestes encore les mots -
à rouler contre ce qu'elle la ville nous dit ou souffle - la ville sans rien épargner - tout le matériel - diffus - le reste - déchargé sur le dos de -
et - plus de direction - plus de prudence - plus de station équipée en récupération vapeur - plus de market place - plus même ces infimes mouvements du mot à mot - vallée - colline - plus aucune gestation - peine à le croire - ils continuent -
des marcheurs - des bâtisseurs - d'étranges promeneurs de chien - des pousseurs de caddy - des buveurs car il n'y a plus que boire sans manger - des endormis dans des voitures - des endormis dans des échoppes de correction auditive - à l'angle - d'étranges meneurs d'animaux - longtemps qu'on ne mange plus dans la ville - en revanche boire - faire boire le chien et son promeneur -
partout on les voyait ficeler - à vendre leurs maisons - descendre les collines - même le dernier des orgues - refourgué - il n'émettait plus -
alors que tu t'enquerrais un peu de l'état d'un sous-bois bon à briser les lames - quelqu'un crie - plus d'images - cri relayé peu de temps après par un autre - plus d'image riens - chacun en échos y allant de cette paire de mots -
encore ici fait quelques arbres aux banderilles roses et blanches - quelques vieux wagons trans-céréaliers - à parois coulissantes - d'autres frigorifiques -
et - pensée de route - au carreau les distances sont prises - et le monde n'est plus que des rebords - si parfois ça enfle entre quatre ou cinq vitesses - on n'avance que par fixités -
mais - plus personne pour tailler ses haies - jardins - collines.

plus qu'une situation - plus d'alternatives - pour l'homme ou le chien qui voulait vivre - qu'attendre la fin de l'autre alors il pourrait reproduire homme ou chien ce qu'un autre attendrait à son tour - comme - le cheval qui attend son tour à la stalle -

plus de ciels non plus de chutes de corps - plus de notions - même plus de fins - même plus de retours à la fin - les choses avançaient en dehors - et -

plus aucuns de ces miroirs - ou plutôt plus aucunes de ces réflexions - les miroirs renvoyant l'image à son terme incandescent -

miroirs devenus blancs inaptes ainsi l'image - séparée - disloquée - semi-réfléchie semi-réfractée - ou plutôt rejetée sur la tranche - dans la blancheur entraînée - à l'encore-noir - dans ces conditions plus question de corps - et de têtes - mais -

des séparations sans tain derrière quoi les commissaires cherchaient en vain - des suspects à écarter d'office - et les autres -

enfin - un cheval de trait - et cet étrange inscription sur la barrière - Orion - oui le cheval s'appelait Orion -

pensée de route - tournant sur elle-même - des portions de sable soufflées à travers pins - le haut sombre des chalets - plus de contingences - tout était clair - et régulier - à présent - les choses arrivaient en masse qui disparaissaient en ordre - ça suivait son cours.
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17/04/09 nuit

16/04/09 nuit

du rêve je voyais mes jambes dépasser. elles avaient la matière plastique et inflammable des poupées à robe bouffante que l'on dépose à vie sur un lit à baldaquin. elles sortaient d'un moule où on avait probablement coulé d'anciens modèles en celluloïd et je pouvais en soulever une comme on soulève une quille bien vernie. le reste du corps était dissolu, inconnu, de l'autre côté.


écrire ou remplir une ombre - qui remonterait seule à l'objet.


si toute ombre ou objet ombrant demande à reposer.


être debout - qui pense la succession préétablie - et l'aplomb sui generis - fémur - rotule - tibia-péroné.


sortie direction Paris. l'autoroute A3 est fermée. je tente sans succès de la reprendre à Rosny puis à Montreuil. je tourne dans les innombrables sens uniques du centre de Montreuil avant d'accéder à la rue de Paris puis au périph intérieur. de retour à 1H10, sur l'extérieur. à pont d'Ivry, toujours ces fumées échappées de Syctom, derrière Leroy Merlin, immobiles sur fond de ciel noir, gelées un peu comme ces vagues dont les crêtes blanches vues d'avion ne semblent jamais rejoindre l'épaisseur bleue ou aigue-marine. écoute Arvo Pärt, et c'est un peu comme si la ville la nuit entrait en résonance, comme si les sons de cloche résonnaient de la voûte aux moindres rues. sortie Porte de Pantin. à 1H25 devant Église de Pantin. puis je suis les affiches cartonnées du cirque VENISE qui sont agrafées tout au long de la RN3. je vois un cycliste porter une grille appartenant au service des voiries.

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16/04/09 nuit

15/04/09

de l'usage du carré. en route il est lumineux en main droite qui tient à demi le volant. à savoir - les choses se passent dedans.


rêve, intenable, que je ne peux dire sans rejeter quelque chose, ou c'est lui et sa seringue à angoisses, la tête en est pleine, un vide vaudrait mieux que ces mises en fuite, ces horaires insurmontables, ces poussées vers le centre ou l'estrade alors qu'on n'y sera jamais, jamais à temps sur l'estrade, on court, on ne vaut rien, rien d'autre ne vient, aucun repas ni paroles échangés avec d'autres personnes proches ou lointaines et soudainement proches, sans vous mettre encore le grappin dessus, vous renvoyer à votre défroque que l'on voudrait rapetisser quand on ne peut que partir et penser ou plutôt se cloîtrer aux horaires, aux prestations à venir pour quoi on vous traîne aux banquets et on vous tourne autour, où tout s'éloigne et s'éloigne autour, horrible paysage où il n'y aurait pas de vôtre figure qui ne soit nette à voir, nettement détourée et épinglée même au lointain, même aux arrière-plans d'un paysage vallonné où on ne présenterait aucun des attributs du pèlerin mais cette satanée netteté, fatigue de se voir et fatigue de se voir pris, toujours au milieu de partout, dans ces localités le milieu de nulle part n'est plus d'usage, et il faut encore se dépêcher, le rêve dépêche d'autres déchets, on ne sait pas comment éviter ces derniers déchets, on ne sait pas comment éviter les figures et les ressemblances.

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15/04/09

14/04/09

dans une grande ville égyptienne. avec P. chaleur tout du long. devant un centre d'études. groupe d'étudiants. on s'en détache. je dois aller prendre quelque chose dans ma chambre. occasion de montrer à P. c'est un immeuble à deux entrées. escalier A et B. vétusté. abondance de bois peint en vert. vert écaillé avec apparition de la couleur bois. tout en marchant sous des piliers en granite rose et bien lissé avec mica noir ça et là j'essaye de me remémorer le code d'entrée. incapable. trois tentatives devant. trois chiffres puis une lettre et trois chiffres. dont B et 018 et 027. mais on se fait signe que l'escalier de service est grand ouvert. vétusté. rampe dévernie. on monte. à chaque étage je cherche. sans pousser les portes. impatience de P. la mienne. sur chaque palier on voit des locataires endormis. sensation du nombre. bâtiment surpeuplé. la chaleur partout. ombre inefficace. au travers d'une fenêtre je vois une famille assise sur un autre escalier en colimaçon. majorité de femmes. on monte. je butte contre un lit pendant que P. me ramène par le bras. ses grands yeux devant mon manque de discernement. dans cette chambre il y a trois lits bas. utilisés. notre passage réveille. on parle dans l'atmosphère moite de draps amples. mi-ombre. que des hommes. des turbans. grande hospitalité. aucune surprise chez nos hôtes qui semblent faire la longue sieste d'après manger. on redescend. me souviens que c'est au quatrième étage. je tarde à le dire. P. ouvre des portes. je ne reconnais pas. impatience. j'entends un couple qui se fait l'affaire belle. enjambée du battant ouvert d'une porte cochère. mais sortie par l'arrière du bâtiment. dehors. chaleur. je reconnais l'entrée B. mais P. n'a plus confiance. mais j'insiste sur ma première reconnaissance. devant le hall d'entrée B. accostés par l'arrière. deux touristes déjà croisés dont l'un nous demande si on a fait tel monument. intimité envahissante de qui on aimerait prendre tout de suite nos distances. à proximité du hall d'entrée. encore dehors. on sert le thé. plus encens. sur un tabouret des jeux de cartes assez indistincts. mi-brûlées. on commence la montée. retour en arrière. il faut passer des vignes ou rosiers en oblique à hauteur du cou. accés au hall. autre enjambée mais tout en se baissant. impatience du touriste à ma botte. grande incompatibilité. je sors de mes gonds. revers. éloignement de l'un. P. déçue et silencieuse. on traverse un pré sec et il y a des guêpes jusqu'aux genoux. mais on avance. interférence avec les piliers massifs d'un centre d'affaires.


un gamin joue à l'arrière d'une voiture. un autre avec ses grand-parents à l'avant. un type sort de l'église un matelas plastifié blanc. il le nettoie au jet d'eau.


ces points gris-blancs mouchetant au vitré toujours là prégnant clignotant à mesure que tu avances comme autant d'appels à prendre-rendez-vous-ophtalmologue. mais ce matin autre avancée, sous la forme d'un trait de ce même gris-blanc, à gauche (oeil gauche?) - un peu comme le pli qu'un oreiller imprime sur une joue.


giclure au sol. sans savoir la substance. chance que ça soit de l'eau.


une main sur sa canne torsadée. l'autre dans le distributeur.


parlent de leurs vacances. prochaines et passées. complication à partir avec des enfants. de plus quand c'est pas les nôtres. dit qu'elle va voir ce que ses amis vont faire. l'autre a une petite semaine. part de vendredi à lundi. chez l'oncle. de plus rien à faire sur place. dit la complication de se préparer et prendre les transports en commun. une fois sur place ça va. c'est le rituel d'avant. dit bon courage pour la première journée.


dans la voiture et de nuit tenir l'appareil main droite sans se soucier de la route que des voitures à éviter quand trop près des phares rouges et puis ces lignes blanches au sol parfois les regarder et revenir à l'objet au cadrant lumineux regarder à travers passer les buildings passer les formes hautes et rectangulaires et les panneaux réfléchissants les fumées les vitres les lumières sous tunnels et les usines en boucle.

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14/04/09

13/04/09

ne sais pas - n'ai jamais - mais le corps - le corps a tenu - qui de vive apparence - à saturation continue toute parole - ou espèces du genre - redescends l'autre ville - me souviens jusqu'aux lueurs de son œil - 39 villes à composer le 93 - ne sais plus qui au juste - même sa ville ne sais plus bien - œil blanc.

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13/04/09

12/04/09

gazouillis. toute première chose. mais il fera encore nuit. à ce moment avoir le corps fini comme une planche. ne rien mouvoir. écouter ce qui débute aux feuillages.


la ville la nuit (elle recommence, reprend ses quartiers, ses ombres, ses décombres, ses loupiotes à giorno, ses vasques du jaune-réverbérant, ses voitures-pilotes, ses convois exceptionnels, ses camions de réparation, ses hôtels de permanence, ses façades dissoutes à l'encore-noir, ses déposeurs de sac, ses encagoulés sans renom, ses enfourneurs de chien, ses tapisseurs de mur, ses lignes-de-gare, ses lignards, ses maisons ses môtels, ses arcades et ses rues).


d'où cela provenait. plutôt musique écrite pour ses anti-chambres ou ante-cellae à passer du deuxième au troisième et dernier Cantique où une blancheur sans parlure voyage de prunelle à prunelle. je n'avais pas plus de mots pour longer ceci allant hors pesanteur et vers les hauteurs. ceci correspondait probablement à ce que d'autres avaient rêvé en des temps où d'autres rêveront.

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12/04/09

11/04/09

dans un champs, une étendue d'herbe courte et tirant sur le jaune, ils passent, des animaux à tête volumineuse.

il y a des têtes de cheval à ras de terre, le tronc n'est plus, la tête un peu marcassine.

il y a ces oiseaux incapables de voler, cagous fuyants dont la tête impressionne encore, sûrement par cette courbe en pied-de-biche qu'ils brandissent affolés.

comme s'ils n'avaient rien d'autre à montrer que leur tête, seul archétype.

mais est-ce que mon rêve n'est pas déjà une interprétation?

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11/04/09

10/04/09

rêvé avoir les cheveux blancs en majorité sur le noir ça et là dessus.

m'en plaignais beaucoup par le nombre exagéré.

par tristesse à montrer ces boucles du chenu.

mis la tête sous quelque drap qui en sortit neuve et très noire luisante.

quelqu'un est là pour me dire que c'est loi banale que les cheveux assombrissent quand on les asphyxie.


maintenant me souviens avoir écouté la veille au soir une émission de radio dédiée au phénomène de mode ou foire, la dépigmentation, entendu que femmes et hommes renient leur beauté noire pour éclaircir leur peau via toutes sortes d'acides non prescriptibles, séquelles irréversibles assurées.

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10/04/09

09/04/09

impression que la tête appuie sur des parpaings. tout le corps à son tour sous cette seule poussée ou meule. la tête en est ceinte. le corps en prise. la tête ne peut sortir que pousser. tout d'abord j'ai peur d'éteindre. peut-être qu'elle ne supporterait pas cette absence de lumière. alors elle lâcherait tout et ce serait un premier vide.


dans la nuit on entend la pluie comme si la maison était entourée d'une mare.

mais si j'ai passé le cap d'éteindre il y a celui de couper court toute musique radiophonique. est-ce que le silence ou deuxième vide ne me lancerait pas dans un cercle autrement plus instable - où la tête aura ce vertige de ne s'appuyer sur rien ni de connaître les étendues de la chambre par les sons revenus?

ainsi quelqu'un m'aurait encarté une mauvaise feuille de plomb entre le crâne et la peau. sans que ce quelqu'un se soit présenté ni ai frappé à la porte. sans quoi je lui aurais dit que ce ne sont là des manières.

alentour rayonnent et proche flaquent les clapotis des fers de lance.

et puis la nuit prend où il y a un chien qui prend la main que je sors léchée pleinement en gueule inoffensive du chien à la mâchoire anguleuse la main à toucher la ventouse tendre tout d'abord ne décolle c'est comme ça que le chien apparaît jusqu'à disparaître de la main.

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09/04/09

08/04/09

levé - plein de retard - difficile lumière - le monde ayant tôt imprimé ses ombres - elles vont à se courber dans la descendante - comme des pendules molles - ombres retirées toujours impossibles à pomper ou rétablir en leur bûcher - les aiguilles du temps ont perforé l'horloge qui au sol se dissipe - mêmes pointes à tes reins - ici sortir à jeun.

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08/04/09

07/04/09 nuit

Essais de lecture


soleil coupant le sol d'ombres chues d'objets de vive apparence.

sol coupé d'ombres remontant aux objets ardés du soleil à la tique.

paysage avec lune égarements et pendules dont le reflet coule sur une maison-gare.

ombres à l'angle obtus ombres du cavalier et de la statue tous les membres au départ de l'écartement.

étirées ainsi qu'au soleil du soir descendant ombres entremises sur des lieues et ombres parfois d'équerre sur des lieux.

damier qu'un réverbère imitant le jour remplit du jeu alterné des rameaux de l'arbre.

l'objet céleste au rayonnement court n'étant que la bonde jusqu'où les ombres remontent.

à nouveau les ombres redescendent ainsi que des marées à même le globe.

longeant les murs on ne peut faire que le surplus d'ombres n'arrivent à la plus haute goutte du seau.

à nouveau les pavillons de la fleur s'ouvrent à nouveau le mitan et après.

le peintre quant à lui finissait par passer au noir son soleil et son cavalier de retour au château.

rétrocession du noir dont le pelage du félin est dépositaire.

mélancolie ici mot inséré et retenu à son rayonnement parsemé noir.

à l'horizon la bascule ardant ombres et lumières à l'œil qui commence la veille.

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07/04/09 nuit

06/04/09










nous avançons dans la nuit, nous continuons nos vies.












je file l'appareil numérique à P., lui proposant de photographier devant, mais aussi à droite et à gauche de la voiture.













voilà comment se passe notre tour, ou circumnavigation.

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06/04/09

05/04/09 nuit

rien.

ceci dit.

et ombres - qui en nombres ont pris forme à remonter - comme le soleil descendait.


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05/04/09 nuit

04/04/09

texte remirant - soit un titre - sous quoi est posé diverses annonces - recherche encarteuse - tu lis ces parois dont les rondelles présentent non des mains négatives - mais des mains objets et gestes en déroulé infini - ainsi qu'à l'entour d'un sceau-cylindre - les premiers textes tournent - cônes mémoriels - batailles - comptes - combats - feuilles ou argiles de présence.



reprendre plus obscur - à défaut des seules lumières - qui obstruent - les yeux au passage aveuglés - de nos lampes en négatif se faire un petit coin - avançant là où les loupiotes avancent - tâtant contre - croisant proche un soleil noir affairé à mettre bas de l'encore-noir - nos rayons faibles dessus comme un liquide pulsé sur une cloche.

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04/04/09

03/04/09









des turbulences. forme de tous les rêves. des couloirs où le pied ne tient pas. se retrouver sur le pas de l'escalier. se retrouver que l'escalier descend. les reins pourtant. les reins ont tenu. et la tête s'est retrouvée en avant. et pourtant ça n'est pas que la tête. pas que les jambes et la tête. de moins en moins la tête jusqu'en bas. et la rampe ne tenait rien. pas plus que les mains par-dessus. et pourtant le corps. le corps a passé comme soulevé de l'arrière.

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03/04/09

02/04/09

au jour ou séjour à soulever quelque infime écriture - mouvements que des mains ont précieux - dans la descendante écoute l'écho ou sons du goulot - ongles limés aux rondelles qui tournent et descendent le puits - et ceci - musique hors pesanteur - mains négatives aux parois - bief amont de notre route baignant au liquide dépôt des ondes d'entendement.

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02/04/09

1/04/09

coupures de lumière


coupures de lumière

elles passent la digue

passent la roue à aubes

nuits, nuages, ou pales de l'obscurité.


jaune pubère pousses du bleu prénatal.


passé quantité de routes ou phases de la ville

comme d'appuyer sur l'interrupteur

et des façades au fort taux d'albédo.


passée d'anges Lippi affichés dans la nuit

sur le périph

ces autres feux follets auréolant la ville.

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01/04/09