

Pollini projet numéro 2. mardi 31 mars. 20H. les trois Ber sont réunis. Schönberg Berg Webern. lumière salle. on entre. pénombre. Pollini entre. halo joueur. piano solo six petites pièces opus.19. Alain Damiens entre. halo deux joueurs. piano duo clarinette quatre pièces op.5. Alain Damiens sort. Eric-Maria Couturier entre. halo deux joueurs. piano duo violoncelle. trois petites pièces op.11. Eric-Maria Couturier sort. l'ensemble intercontemporain entre. Boulez entre. lumière ensmble. concerto op.24. l'ensemble sort. Petra Lang entre. halo deux joueurs. piano duo soprano. lieder op.3, op.4, op.12. Petra Lang sort. Pollini seul. halo. variations op.27. entracte. lumière salle. l'ensemble intercontemporain entre. Boulez entre. lumière ensemble. Pollini se place dans le public. symphonie op.21. cinq pièces op.10. Lied des Waldtaube. symphonie de chambre op.9. on sort. fin du programme. lumière salle.
je suis dans l'orchestre, à la place T126.
la musique. un silence remanié. retour au silence. quelques poussées d'air à vibrer. la pesanteur du silence avant et après, est-ce la même? à la fin sont-ils plus rendus, ceux qui viennent écouter ces mouvements d'écriture? Pollini soulève un infime d'écriture. il a pour projet d'élever les notes-sons sur diverses hauteurs ou tensions. projet de soulever l'infime des écritures pour aboutir à quelques millimètres hors pesanteur.
notre oreille extérieure rencontre quelques millimètres de lévitation que les musiciens s'échangent en continu - le temps d'une réunion.
les musiciens fabriquent ce que l'on voit et entend. les musiciens ne voient plus rien. ils entendent tout.
tout ceci est très mal tracer l'histoire d'un concert ou partie publique. sommes nous là pour accompagner le son jusqu'au silence natif? mon déplacement dans cette salle Pleyel est-il une contribution, aussi vaine et vaniteuse soit-elle? si nous n'étions pas là, Pollini ne nous saluerait pas. en tout cas le muet vaut mieux que tous ces tousseteux qui se sont trompés de salle d'attente.
la musique. une affaire de fluides. de recueillement des fluides. si, par exemple, le compositeur est entré en communication avec les oiseaux, nous devons bien nous rappeler de l'un (le compositeur) et de l'autre (les oiseaux).
la musique. un art florissant à nous refuser le doute - bien qu'elle n'ait pas vocation à se prononcer. nous y entrons, y adhérons. c'est art d'entrer. et Pollini rejoint les coulisses.
entendu entre deux petites pièces op.5 : SILEEENCE, gueulé par un de ces aides-soignants qui ne supportait plus ses patients tousseteux. déjà bien gentil qu'on les promène.
Petra Lang a un air de Gena Rowlands.
Pollini ressemble à Rubinstein ou Horowitw.
Boulez est un chat.
l'impression que tout le concert a été pianissimo.
on pourrait écrire en sous-titre de cette musique - paysage avec lune -.
Boulez paraît terriblement sombre. lueurs de son oeil blanc. il esquissera quelques sourires. à la fin.
avec mes jumelles je peux voir que Boulez tient un livret sur lequel est écrit - Fünf Stücke -.
les mains de Boulez. même plongées dans le cambouis elles balanceraient encore dans l'éther.
sinon ai vu Denis Roche et sa compagne. ce qui a fait que j'ai complètement loupé la première partie. trop impressionné. un premier hasard avait fait qu'il m'avait envoyé - La photographie est interminable -.
à gare du Nord pris le train GISI.
__________
31/03/09 nuit
(disparition d'Helen Lewitt)
notre oreille extérieure rencontre quelques millimètres de lévitation que les musiciens s'échangent en continu - le temps d'une réunion.
les musiciens fabriquent ce que l'on voit et entend. les musiciens ne voient plus rien. ils entendent tout.
tout ceci est très mal tracer l'histoire d'un concert ou partie publique. sommes nous là pour accompagner le son jusqu'au silence natif? mon déplacement dans cette salle Pleyel est-il une contribution, aussi vaine et vaniteuse soit-elle? si nous n'étions pas là, Pollini ne nous saluerait pas. en tout cas le muet vaut mieux que tous ces tousseteux qui se sont trompés de salle d'attente.
la musique. une affaire de fluides. de recueillement des fluides. si, par exemple, le compositeur est entré en communication avec les oiseaux, nous devons bien nous rappeler de l'un (le compositeur) et de l'autre (les oiseaux).
la musique. un art florissant à nous refuser le doute - bien qu'elle n'ait pas vocation à se prononcer. nous y entrons, y adhérons. c'est art d'entrer. et Pollini rejoint les coulisses.
entendu entre deux petites pièces op.5 : SILEEENCE, gueulé par un de ces aides-soignants qui ne supportait plus ses patients tousseteux. déjà bien gentil qu'on les promène.
Petra Lang a un air de Gena Rowlands.
Pollini ressemble à Rubinstein ou Horowitw.
Boulez est un chat.
l'impression que tout le concert a été pianissimo.
on pourrait écrire en sous-titre de cette musique - paysage avec lune -.
Boulez paraît terriblement sombre. lueurs de son oeil blanc. il esquissera quelques sourires. à la fin.
avec mes jumelles je peux voir que Boulez tient un livret sur lequel est écrit - Fünf Stücke -.
les mains de Boulez. même plongées dans le cambouis elles balanceraient encore dans l'éther.
sinon ai vu Denis Roche et sa compagne. ce qui a fait que j'ai complètement loupé la première partie. trop impressionné. un premier hasard avait fait qu'il m'avait envoyé - La photographie est interminable -.
à gare du Nord pris le train GISI.
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31/03/09 nuit
(disparition d'Helen Lewitt)



























