Écrire apophantique

j'écris ces lignes mais je pense à la route circulaire et à son étoilement repoussé - comme une roue qui grandit et s'effiloche - des Portes aux lointains, et je pense que je ne sais plus allé nulle part.
c'est pourtant au lieu-même que quelque chose se montre, et se voit.
je voudrais que les débris des paysages rencontrés - condensent à eux-seuls la pierre d'angle d'un texte où les fluidités incontrôlées - et le côté hirsute de l'aventure - coulent en un cercle fermé et néanmoins ouvert...
chaque point démultipliant les vues embardées sur l'extérieur, cernant les chemins éclos dans les ombres - celles et ceux qui mènent à l'intérieur.
écrire plus simplement, plus lentement.
recueillir - plus dévotement, n'est pas une mince affaire. la dernière fois que j'ai dit quelque chose de ce genre à Pierre Bergounioux, qui me filait tous les pires prospectus qu'on trouve à la sortie des écoles et métros alors qu'on cherche soi dans Dante, Kipling, Bergounioux et d'autres (Borges dit quelque part dans un texte sur Kafka que l'auteur, l'écrivain lecteur, crée ses précurseurs), je me suis vu rire au nez, quoi, c'est maintenant que tu découvres ça, mais, je vous prie, avec la manière de parler dont il a le secret bien gardé, lui qui au détour d'une phrase vous lâche apophantique comme un enfant dit papa, ou maman.
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13/07/09
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