07 janvier 2009 - 07 janvier 2010




16/02/09

S.W.N.Y.O.


quelques voix. dans la chambre. suivent les échos d'un tambour. amorcent un choral. tu as le temps. cette nuit les voix sont calmes et se mêlent à nouveau aux parois. tu te lèves. tu déambules dans la pièce. temps du tambour. fonts des partitions qu'ils éveillent. où ils peuplent un silence quelque chose se rétablit. tu sais les colonnes indéchiffrables.

le tambour reprend.

tu ouvres des cartes. tu as des géographies. la peau circulaire prépare le corps du récital. de lents triglyphes saillent du côté de l'orgue. une voix humaine. une colonne d'air et dans le mur la fontaine où ils se taisent. l'univers dissipé. la navigation au petit carré à l'herbe courte. des géographes reprennent la phrase une. dans ce calme. un fond de montagne. rien d'imposant dans ce silence la mailloche peut entrer. elle entre. elle double l'écriture adossée au bahut. un nouvel arrivant garde ton encre. c'est une imbrication dans la terre. la terre a ce temps des unités. l'octave. la seconde et c'est l'intervalle. tu séjournes au chapitre des sons et des mouvements des grands arbres. grave ce chemin. elles sont au-dessus. au chevet de la ville où tu apprivoises le premier texte. au-dessus sont les tournées où le plain-chant s'est arrêté. tu dois reposer l'instrument de mesure pour accueillir l'unité du tambour. le voici traçant les piliers du déambulatoire que suivront les souffles de l'orgue où on voit Sarah. redescends le chevet et tous les sons de la forêt. quitte le cercle où l'encre repose. ils débutent dans l'herbe. tu as le temps. que le timbre de tes pas. un horizon s'offre dans la nuit. tactile. enfin intraduisible par les voix. tu sens la cire de cette encre. les granges résonnent. la petite voix continue qui va porter au val. avance plus lentement les lanières de ton pas. n'écoute plus et plus avant repousse l'écuelle pour prendre l'eau de tes mains. ils sont là tout autour. tu entres dans le tambour où elles te ramassent comme elles l'ont fait avec Sarah. ce sont des lettres qu'on te signale. on te récite toutes les essences et bulbes de tes dires. tu vois les sœurs métopes. les prédelles polyphones. les hauteurs de la pierre où ils sont. et la voix débute au bord de la rive. s'éclaircit dans le double du lit. à côté est la route de ce taire. le marteau feutré de l'aube grandissante. les versets de l'eau blanche. son col à elle.

l'aube va rendre tous les habits. connais-tu ce tissu? c'est l'apaisement du son qui te met en chemin. tu as le temps d'arriver dans cet autre tambour. le chant a été écrit sur les murs d'enceinte de la chambre-basse. dans ces murs déserts de l'aube. avant les travaux. là où se déploie l'oiseau. fugue son aile. l'orgue où point un horizon fait à plusieurs. dans ce pré. où le silence de la porteuse s'éloigne avec la pierre, l'encre brisée, et l'arabesque d'un grand luth.

Sarah Was Ninety Years Old

_______
16/02/09
(Arvo Pärt a écrit Sarah Was Ninety Years Old.)

2 commentaire(s):

denis montebello a dit…

Sachant "les colonnes indéchiffrables"

Nicolas Rithi Dion, a dit…

oui :

http://cotojest.over-blog.com/article-27949336-6.html#comment37740718

Enregistrer un commentaire